Le 12 juillet 1904, l’hôpital temporaire d’Aubervilliers disparaît dans les flammes. « Un bel incendie volontaire », s’amuse à titrer le journal l’Illustration.
Ce sont des hommes portant costumes et beaux chapeaux qui mettent le feu vers 8 heures : le préfet de police, le directeur de l’assistance publique, le directeur de l’hôpital lui-même, et Maurice Renaud, un architecte. A midi il ne reste que des ruines des baraques de l’hôpital.
Un feu purificateur : il s’agissait d’assainir le site, qui a hébergé des malades contagieux pendant vingt ans, pour faire place à un nouvel hôpital. Au commencement, donc, tout fut réduit en cendres.